Motion pour le CA

Pour aider les enseignants, le collectif a écrit un exemple de motion à présenter au conseil d’administration pour lutter contre la politique d’amenuisement des dotations horaire :

Les personnels d’éducation du (collègexxx, du lycéexxx) n’acceptent pas la dotation globale imposée.

Depuis plusieurs années déjà, des heures d’enseignement sont supprimées (mise en place de la réforme du collège en 2016 avec la « transdisciplinarité »… AP et EPI ont permis de supprimer des groupes dans plusieurs disciplines comme les langues ou les sciences expérimentales) et les effectifs par classe augmentent depuis la rentrée 2017 dans un certain nombre d’établissements. Les moyens nécessaires face à ses effectifs sont de plus en plus réduits et la rentrée 2018 s’est faite avec des hausses d’effectifs, dans toutes les classes, jusqu’à atteindre 28, 29, 30…élèves…, plus parfois avec les élèves à dispositif Ulis . Ces hausses d’effectifs, sans augmentation de la DG, se sont traduits par des suppressions de classe dans beaucoup d’établissements.

La rentrée 2019 généralise à tous les établissements de l’Académie et donc du Comminges ce nombre de 30 en collège et de 36 en seconde et première (dotation réglementaire).

Après la « réforme du collège », la réforme du lycée poursuit cette logique de réduction de moyens nécessaires : hausses d’effectifs et suppressions d’heures d’enseignement.

Cette « base de travail » que vous nous imposez désormais est, d’entrée, inacceptable.

Car, à ces 30 ou 36 élèves s’ajoutent les AVS de plus en plus nombreux. Les élèves du dispositif Ulis ne sont pas comptabilisés dans les effectifs pour la DG globale et vous ne nous avez jamais expliqué pourquoi.

Outre les problèmes matériels posés, outre les problèmes de non respect des normes de sécurité dans beaucoup de nos locaux et salles, c’est la qualité même de l’enseignement qui en jeu, tant pour nos élèves les plus fragiles que pour ceux qu’il faudrait tirer vers le haut.

Comment alors oser prétendre à une intégration d’élèves à handicap, comment oser prétendre à une lutte contre les inégalités sociales, dans de telles conditions ?

Vous nous répondrez peut-être : devoirs faits . Mais même ces heures ne sont pas intégrés dans la DG, calculées ,dès le départ sur la bonne volonté des enseignants et des personnels de la vie scolaire, et financées par des heures supplémentaires.

Nos élèves ont besoin d’un enseignement digne de notre République : ils ne sont pas des sardines à entasser dans des locaux, ils ne sont pas des « pions » à trier au lycée avec pour objectif de leur barrer la route vers des études supérieures. Nos élèves ont besoin d’accompagnement humain, d’enseignants qualifiés capables de les faire grandir et de les instruire , de leur donner les meilleurs
atouts possibles pour s’intégrer dans la France de demain.
Nos élèves fragiles, qui ont des handicaps, doivent aussi pouvoir être dignement accueillis dans nos écoles, collèges et lycées. Cela n’est plus le cas.

Nous, parents et enseignants du collectif…… réclamons donc plus de moyens horaires, les moyens nécessaires, pour pouvoir continuer à assurer correctement nos missions.
Nous demandons :

  • que le nombre d’élèves par classe n’excède pas …
  • L’ouverture d’une………(selon les établissements)
  • qu’il nous soit possible, avec des heures postes, pas des heures supplémentaires, de dédoubler des classes pour des disciplines comme les langues vivantes, le français, les mathématiques, les sciences expérimentales…
  • que les heures d’occitan, de latin…soient restituées clairement, dans la Dotation globale

Nous considérons que les objectifs « d’élévation du niveau général et de justice sociale » avancés par le Ministère n’ont de sens que dans ces conditions.

Nous avons subi la rentrée 2016, la rentrée 2017, la rentrée 2018…nous sommes déterminés à ne pas subir la rentrée 2019 telle que vous voulez la prévoir, compte tenu des moyens que vous a donnés le Ministère.

Collectif Education Comminges